Partir en région : 26 régions pour un nouveau départ
Recherche d’un meilleur cadre de vie, opportunité d’emploi, mutation… les raisons qui poussent les migrants au départ sont multiples. Cependant, projets professionnel et personnel sont très souvent liés. Dans tous les cas, une bonne préparation est la clé de la réussite du changement.
Les grandes gagnantes : les régions du Sud et de l’Ouest
Partir… mais où ? Si dans les années 50, l’Île-de-France était la région la plus attractive, aujourd’hui ce sont le Sud et l’Ouest qui ont la cote. Exception faite des 20/30 ans qui se dirigent toujours vers la région parisienne, pour ses infrastructures universitaires et son marché du travail très varié. D’après une étude de l’Insee sur les flux migratoires interrégionaux depuis 50 ans, c’est le Languedoc-Roussillon qui arrive sur la première marche du podium. Autre constat : 45 % des flux en province s’effectuent entre régions limitrophes. Si vous partez en quête d’un emploi, visez les régions les plus dynamiques : Île-de-France, Rhône-Alpes, PACA, Centre et Pays de la Loire, selon les chiffres 2007 de l’ANPE.
Partir ou… repartir
Plutôt qu’un départ, il s’agit souvent d’un retour. Retour vers le
berceau de son enfance ou du moins ses attaches familiales : selon
l’Apec, de plus en plus de cadres reprennent le chemin de leur région
d’origine. Au-delà de l’envie personnelle, une rupture professionnelle
ou au contraire une opportunité de carrière peut aussi servir de
déclencheur. Et puis, après des décennies d'exode vers les grandes
villes, la ruralité retrouve tout son charme. Chaque année, 100 000
citadins fuient le bruit et la pollution de la ville pour la campagne.
Ces néo-ruraux sont souvent de jeunes couples qui s’installent pour
fonder une famille. Ainsi, Boris et Fanny Krier, 28 ans, ex cadres dans
les ressources humaines à Paris, qui ont créé leur entreprise de
services à la personne à Antibes : « Nous voulions vraiment quitter la
région parisienne pour trouver une meilleure qualité de vie. Passer des
heures dans les transports, on n’en pouvait plus ! » Le taux de
croissance de la "France du vide" (les régions situées sur l'axe
Nord-Est / Sud-Ouest) a ainsi été multiplié par 7 en 10 ans.
Comment bien préparer son départ
Ne faites pas l’erreur de partir la fleur au fusil ! Renseignez-vous
sur le marché de l’emploi local avant de boucler vos valises. Secteurs
d’activités porteurs, grandes entreprises, offres d'emploi dans la
presse et sur les sites régionaux,… en bref, menez l’enquête pour
prendre le « pouls » économique de la région. N’hésitez pas à faire
jouer votre réseau : parlez de votre projet à un maximum de
connaissances. Si vous pouvez vous déplacer avant de faire le grand
saut, c’est encore mieux. Passez dans les agences d’intérim, les
cabinets de recrutement, les ANPE locales,… Certains profitent aussi de
ce changement géographique pour se reconvertir. Là encore, ça ne
s’improvise pas. « Nous avons mené une étude de marché locale avant de
prendre notre décision, explique Boris Krier, venir en vacances dans
une région ne suffit pas pour comprendre son fonctionnement au niveau
professionnel. »
Et n’oubliez pas : il faut être prêt à faire des concessions. Vous ne
retrouverez pas forcément dans l’immédiat un poste équivalent ou le
même salaire. Cela fait aussi partie du jeu au début.
Alors, à quand ce gîte en Lozère ou ce petit restaurant en Provence ?
Chiffres clés
100 000
C’est le nombre de citadins qui partent s’installer à la campagne chaque année, selon l’Insee.
3,8 millions
de personnes ont changé de région entre 1999 et 2004
4 migrants sur 10
partent d’Île de France
Pour en savoir plus
www.anpe.fr/region
www.cnml.gouv.fr







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